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Sentinelle du Patrimoine industriel et social bruxellois

Le patrimoine industriel et social : méconnu et mal-aimé

BruxellesFabriques est née de l’association de personnes passionnées par le patrimoine social et industriel de Bruxelles. Un patrimoine essentiel pour comprendre les étapes du développement de la ville au cours de son Histoire. Un patrimoine d’une fragilité démontrée et qui pourtant ne bénéficie toujours pas de l’attention qu’il mérite. Un patrimoine qui souffre du préjugé selon lequel tout ce qui touche à l’industrie est inintéressant, laid et triste. A Bruxelles, une ancienne fabrique de poêles ne connaîtra pas le même sort qu’un hôtel de maître. Conséquence : des pans entiers de l’histoire industrielle de Bruxelles, dont l’évolution ne cesse de s’accélérer, disparaissent chaque jour dans une indifférence et une ignorance dommageables pour tous. Un processus irréversible.

C’est quoi le patrimoine industriel et social ?

Ce sont d’abord des hommes et des femmes, d’ici et d’ailleurs, d’hier et encore d’aujourd’hui, qui ont forgé Bruxelles et contribué de manière significative à la prospérité de la région. Ce sont ensuite des lieux de travail : ateliers, fabriques et usines. Ce sont aussi des espaces de vie sociale : logements, bistrots, salles de fêtes et maisons du peuple qui ont vu la précarité ouvrière, les solidarités communautaires et les premiers balbutiements de la démocratie sociale et politique. Ce sont enfin des travaux : maisons, bâtiments publics, ponts, canaux, routes, ainsi que des machines, outils, techniques et savoir-faire qui ont servi à leur édification.

Le patrimoine industriel et social, c’est tout cela et celui de Bruxelles est menacé par le temps qui passe, le désintérêt dont il est victime et la modernisation spéculative de la ville. Il y a péril en la demeure !

Il est donc urgent de collecter la mémoire ouvrière avant qu’elle ne s’éteigne, sauvegarder et mettre en valeur les lieux du travail et de la vie sociale avant qu’ils ne soient anéantis, préserver de la destruction les outils au service d’un savoir-faire industrieux dont, il fut un temps, l’éloge était faite en Europe.

Une mémoire utile est une mémoire rescapée

La mémoire humaine est certainement la part la plus volatile de cet héritage industriel et social. Les « témoins » de terrain, qui ont « fabriqué » ou vu Bruxelles « se fabriquer », existent encore mais se raréfient d’année en année. Leurs témoignages sont inestimables car ils ajoutent aux événements une dimension humaine qui les rend compréhensibles par tous. Les récits de vie, par leur diversité, leur origine et leur caractère parfois anecdotique, sont une « trace » riche en histoires que BruxellesFabriques s’est donnée comme objectif prioritaire de fixer.

Sites industriels sous haute surveillance

Les bâtiments sont peut-être les plus difficiles à conserver. ll n’est pas envisageable de garder intacts tous les sites industriels au passé pourtant si riche mais il est certainement déraisonnable de les laisser partir tous sous la pioche des démolisseurs. Un bâtiment est réutilisable : de nombreux exemples de réaffectations réussies en attestent.

À Bruxelles, il n’existe pas de politique raisonnée et concertée en matière de sauvegarde du patrimoine industriel et social. Démolir, c’est plus simple et rapide ! Deux exemples illustrent magistralement les conséquences de l’absence d’une réflexion concertée en la matière. Deux sites industriels majeurs, Tour & Taxis et le Wiels, reconnus comme tels au niveau international, auraient dû disparaître si l’action persévérante de membres de BruxellesFabriques et d’associations soeurs n’avait arrêté les coups des pelleteuses. La démolition des cuves de l’ancienne brasserie Wielemans-Ceuppens avait même commencé quand l’ordre fut donné de stopper les chalumeaux. Quatre cuves en cuivre sur les huit que comptait le bâtiment avaient eu le temps d’être détruites. Aujourd’hui, une belle unanimité existe pour se féliciter de la conservation de ce patrimoine mais de nombreux sites de qualité n’ont pas eu cette chance.

Au-delà de l’archivage dans un catalogue-papier d’informations relatives à l’existence, à Bruxelles, d’un patrimoine industriel et social, il serait impératif d’investiguer davantage le contexte des sites existants, valoriser ce qu’il en reste et étendre les critères d’appréciation du patrimoine à des lieux moins spectaculaires mais tellement riches en terme d’histoire sociale.

Bruxelles Fabriques, sentinelle du patrimoine industriel et social bruxellois, a pour mission de :
* - veiller à la sauvegarde du patrimoine lié au développement industriel, social et urbain bruxellois
* - donner l’alerte en cas de nécessité
* - réaliser des inventaires et études de ce patrimoine
* - collecter la mémoire sociale liée à ce patrimoine
* - agir activement pour la sensibilisation du grand public, la protection légale et la transmission de ce patrimoine
* - mener des études et rassembler une documentation spécialisée
* - mettre en valeur ce patrimoine par tous supports utiles
* - proposer des programmes de muséographie, de restauration et d’exploitation des lieux industriels

BruxellesFabriques n’entend pas gérer une institution, ni collecter des matériaux (machines ou archives) - d’autres institutions ont été créées à cette fin – mais travailler de concert avec toutes celles et tous ceux qui, à Bruxelles, pensent qu’une partie de leurs racines et que, certainement celles de la démocratie, sont ancrées dans le patrimoine industriel et social de la ville.

Ceux qui souhaitent s’associer à cette démarche sont les bienvenus : ils peuvent en faire la demande par le biais de notre adresse électronique.

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