Le PRAS DEMOGRAPHIQUE - BruxellesFabriques test
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Le Plan actuellement en consultation pose de très nombreux problèmes. D’autres partenaires et acteurs diront ce qu’ils en pensent en espérant vivement qu’il en sera tenu compte. Ce plan ne présente aucune vision de la ville alors que les enjeux sont colossaux.

C’est une opportunité rare. Il est vrai que la vision devrait être proposée par le PRD qui suit au lieu de précéder ce PRAS. Ne vouloir rencontrer quasi que le développement démographique fondé sur des projections d’évolution discutables, et accessoirement l’affectation en zones de production manufacturière est terriblement réducteur d’un projet de ville.

Par ailleurs combien n’ont pas dit que la mixité entreprises manufacturières et logements n’est pas évident. C’est nécessairement la fonction entreprise qui va être fragilisée et va se délocaliser.
La plupart des zones proposées en pôles ZEMU sont déjà centres de production ou de logistiques. Y incruster du logement va poser de sérieux problèmes de voisinage. L’étude de terrain n’a pas été affinée. Des zones aujourd’hui quasi en friches ne sont pas repris.

Ce plan semble privilégié des projets immobiliers qui se profilent sans vergogne. Ce n’est pas un secret de dire et répéter qu’il y a erreur quant à la démarche.

Nous constatons que le plan proposé n’accorde aucune importance au patrimoine, particulièrement au patrimoine social et industriel directement concerné par les zones.

Nous indiquons ici les bâtiments qui méritent une attention et protection dans le cadre d’une redéfinition des quartiers dans lesquels ils sont implantés.

Suite avis « Bruxelles-Fabriques »

Nous n’en donnerons que les adresses, sans reportage photos, par ailleurs disponible.

Quai des USINES

Les anciennes poêleries GODIN, faut-il encore le justifier ?
La Senne qui circule en souterrain, rivière sans laquelle Bruxelles n’existerait pas.

Quai Fernand DEMETS

Les entreprises de ce quai s’y sont implantées pour tirer parti de la voie d’eau et des voies de chemin de fer, c’est leur histoire mais cela devrait être l’atout principal du redéveloppement économique de ces quartiers. Concéder du terrain pour du logement, c’est perdre irrémédiablement cet atout alors que le pic du pétrole se confirme avant vingt ans.
La Culée de l’ancien pont de chemin de fer desservant les installations des Abattoirs depuis la gare de l’Ouest.
La Façade des anciens « Comptoirs brabançon des cokes ».
L’Ancienne centrale électrique de la Société des Tramways Bruxellois
Avec son moignon de silo sauvé, son escalier d’accès, ses cours pavées
L’Ancienne Minoterie MOULART, construite en 1903 et ayant fonctionnée jusqu’en 1947, puis de 1948 à 1980 pour la Provenderie fournissant des aliments pour bétail et colombophiles. Aujourd’hui ancrage essentiel du projet PORT SUD (programme FEDER).
Les magasins arrières de la Minoterie-Provenderie (architectes Maufroid et Antoine Courtens) sont toujours en activités pour des grossistes alimentaires et appareillages médicaux.
Sur le terrain voisin, propriété Elias les deux marronniers géants dans un espace vert de grand intérêt, héritage de la famille Moulart qui y entretenait un verger.
Un remarquable chemin pavé privé fait le lien entre la rue de Birmingham et le quai Demets au canal.

222 Birmingham

Les anciens ateliers mécaniques Sussmeyer, cette entreprise y fabriquait des machines pour le travail de produits chimique pour des revêtement de surface et des couleurs – 1956 à 1999. Elle a succédé aux anciens ateliers mécaniques « Verlar »(Versé-Moulart) fondé avant la guerre pour la fabrication machines pour tannerie, cartonnerie, chapelleries, réparation de machines à vapeur et autres de 1940 à 1956. Ces ateliers ont été construits et exploités par la famille Moulart. Ils sont aujourd’hui propriété d’un forgeron qui loue une partie à des activités religieuses et éducatives, faisant perdre à cette infrastructure particulièrement intéressante au plan industriel sa disponibilité.
Les anciens laboratoires « Protector », attenant aux ateliers Verlar, préparaient des aliments vitaminés pour bétail. Ils travaillaient pour un grand nombre de meuneries ou minoteries belges. Ils étaient dirigés par la famille Moulart de 1948 à 1984. Ils seraient aujourd’hui affectés aux mêmes activités religieuses.
La maison dite « du cultivateur » et son potager a été construite en 1904 avec la minoterie et modifiée par Antoine Courtens. Superbe ilot de verdure dans lequel débouche le chemin pavé cité plus haut ; Elle est toujours habitée par quatre familles.
Au 112 Birmingham traversant jusqu’au canal : caves de garde, magasins et dépôts subsistant des anciennes brasseries Bavaro-Belge – devenues Brasseries de Haecht – construite en 1873 et reprise après une faillite en 1938 par la brasserie de Haeck qui l’utilise en dépôt puis l’abandonne quasi. Elle sera rasée en 1984, sauf les hangars et une grande partie des caves de garde datant de la construction. Leur affectation en grossistes de matériaux de construction et décors est intéressante. Les caves de garde sont remarquables, toujours dans leur état initial, et sans affectation.
Le pont routier Ropsy Chaudron/Delacroix, surplombant le canal, (quai Demets, avec ses deux escaliers d’accès) a été voulu par les industriels pour joindre les deux rives sans devoir utiliser le seul pont existant « et levant » celui des hospices, les industriel ne devaient plus attendre ! Pendant la dernière guerre ce pont a été « explosé » comme tous les ponts du canal de Charleroi à Bruxelles, il a été reconstruit à l’identique (sans les réverbères). De remarquables bas-relief sont sculptés dans les rambardes en rapport avec les abattoirs .
A la rue Verheyden, les Ateliers « Emaillerie belge » fondés en 1923 et qui a produit une très grande majorité de plaques émaillées belges et étrangères (stade de France, métro de Paris…) , toujours en activités, très bel atelier central sous verrière.
Dans cette rue, de la cartonnerie « Vannets et Brel » il ne reste rien qu’un immeuble plus moderne et vide.

Au coin de la rue de Delacroix et Birmingham

Les Anciennes éditions l’ECHO, dont l’architecture contemporaine de bureaux est d’un certain intérêt.

Au coin de la Rue de Bonne et Birmingham 68

Les Ancienne Usine de produits pharmaceutiques « Pfeiffer Pharmaceuticals » Aujourd’hui en partie devenues extension du service protection de la jeunesse (fédé Wallonie Bruxelles), il est toujours en rénovation

Rue de Bonne / quai de Mariemont

Une ancienne usine de papier hygiénique, filiale d’une entreprise hollandaise ; « établissement belge Van den Berghs limited ». Construit vers 1890, il a été modifié en 1920 par l’architecte DeGreef. Aujourd’hui il est utilisé par un marchand de voitures d’occasions.

Rue des deux gares

L’ancienne usine de Lacets… et filatures (ce qu’il en reste) occupé par Philips.

Rue des Goujons

Ancienne usine textile « La Vesdre, peignage et filature de laine » construction d’annexes en 1938, remarquable façade et construction exemplaire (colonnes de fonte….)

Rue du Sel

Les contreforts du chemin de fer et les deux ponts cintrés, en briques, avec leurs balustres de qualité

Digue du Canal

« Travail et Vie » atelier protégé de 400 personnes, avec jardins

Guido Vanderhulst (10/07/2012)

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