Refus de classement de l’Avenue Du Port, Recours et Emploi - BruxellesFabriques test
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Pièces jointes

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Guido Vanderhulst

L’association, en cohérence avec son objet social, a introduit la demande de classement de cette prestigieuse avenue industrielle fruit d’un savoir-faire en voie de disparition, résultat d’un choix d’activité urbaine rationnel en complémentarité du Canal et du chemin de fer.

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Nous avons longuement justifié cette demande.
Le gouvernement a consulté l’administration de la mobilité, les communes concernées à savoir la Ville de Bruxelles et la commune de Molenbeek sur lesquelles cette avenue s’étend, et la Commission Royale des Monuments et Sites. La Ville avait un avis partagé, alors prenant son courage à deux mains elle n’a pas donné d’avis. La commune de Molenbeek est favorable au classement. La CRMS a soutenu la demande par un dossier remarquablement argumenté. Bruxelles Mobilité a donne un avis défavorable pour différents prétextes, disant par exemple que les pavés sont usés et cassés, alors que le porphyre est inusable étant d’origine magmatique.
Nous mettons en pièces jointes ces différents avis.

Le gouvernement bruxellois a « donc » écarté la demande de classement, sans en contester la valeur patrimoniale, en se fondant uniquement sur l’avis de cette administration de la mobilité.
Notre association a décidé d’aller en recours au Conseil d’Etat contre le gouvernement. Hélène QUOIDBACH, juriste extrêmement compétente et motivée d’Interenvironement Bruxelles (IEB) a rédigé notre recours avec l’aide éclairée de Patrick Wouters, notre expert aussi passionné à ce sujet.
Nous avons estimé que l’essentiel des arguments de la Région n’est pas suffisamment fondé et que notre demande, les arguments de la CRMS et de Molenbeek St Jean ne sont pas contredites. Nous estimons aussi que c’est trop facile de refuser notre demande sans fonder ce refus. Nous estimons ne pas devoir capituler. Ce patrimoine est pour nous, un patrimoine social et industriel majeur et unique.
Un axe essentiel de notre projet est celui de l’emploi. Les emplois pour ce type de patrimoine qui concerne tellement de nos rues doit être considérés avec le maximum d’attention. Ce sont des savoirs faires exceptionnels. Systématiquement, les autorités confient ces travaux à des sociétés incompétentes travaillant avec de vrais paveurs venus d’ailleurs, en leur imposant des modes de travail inacceptables comme la pose de pavés sciés comme des carrelages, avec des joints très larges. Les pavés ne se serrent plus et donc se contreventent plus et le charroi qui y passe déchausse le pavé. Notre proposition veut soutenir un programme de formation de paveurs traditionnels, posant toujours pierre par pierre, aidés de l’équipement de manutention moderne. Nous proposons des structures communales pour la réfection et l’entretien de leurs voiries, donnant des embauches au terme des formations.
Nous démontrons de plus que c’est moins cher, que les pavés sont perpétuellement recyclables et ces emplois non délocalisés..

En annexe :
"Préservation des pavés de l’avenue du Port" par Patrick Wauters
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"Recours en annulation de l’arrêté du Gouvernement de la
Région de Bruxelles-Capitale n’entamant pas la procédure de
classement de l’avenue du Port comme site à Bruxelles et
Molenbeek Saint-Jean, datant du 9 octobre 2014. " par Patrick Wauters
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