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APPP - Communiqué de presse, 28 avril 2016.
( cliquez sur l’icône à droite pour télécharger le PDF du communiqué : ) :

POURQUOI IL FAUT RÉPARER L’AVENUE DU PORT

(et non la démolir comme le voudrait le projet régional présenté par Pascal SMET).

Durabilité. Les pavés sont déjà sur place, il suffit de les redresser dans les règles de l’art. Les pavés sont indéfiniment recyclables, pourvu qu’ils soient posés sur sable. Démolir l’avenue impliquerait un charroi de 6000 camions de 25 tonnes (cela équivaut à une file allant de Bruxelles à Namur), chiffre qu’il faut doubler, puisque les pavés devraient être évacués, et ensuite remplacés par des matériaux neufs. L’avenue a été refaite pour la dernière fois en 1965 ; 50 ans sans entretien : bel exemple de la solidité des chaussées pavées.

Emploi  : redresser les pavés fournirait du travail à 10 paveurs durant 9 mois.

Maintien du savoir-faire : les paveurs peuvent former des stagiaires, qui pourront ensuite assurer l’entretien (La Région ne dispose plus d’ouvriers d’entretien, c’est pourquoi elle néglige ses voiries).

Économie : Redresser les pavés et conserver le gabarit de l’avenue serait moins coûteux que de la bétonner. Le repavage (les matériaux étant déjà en place) revient à 20 €/m2, cela fait 600.000 € distribués à des salaires plutôt qu’à des matériaux.

Respect du patrimoine : le nouveau projet modifirait complètement les proportions majestueuses de l’avenue du Port, dernière avenue portuaire et industrielle de cette qualité en Belgique, témoin de l’activité du port de Bruxelles, principale voie d’accès (avec la gare de Tour et Taxis) des marchandises dans Bruxelles, jusque dans les années 1960.

Respect du travail et du savoir-faire : les 1.300.000 pavés qui constituent la chaussée de l’avenue ont tous été taillés individuellement à la main dans les carrières de porphyre du Hainaut.

Sécurité : Les mesures de bruit que nous avons effectuées ont montré qu’il n’y a pas de différence significative entre le bruit de la circulation (rapide, sur asphalte) de l’allée Verte voisine, et celle (plus lente, sur pavés) de l’avenue du Port.

Les pavés freinent la vitesse des véhicules (parce qu’ils donnent au conducteur l’impression qu’il force sa vitesse, à cause du bruit généré dans l’habitacle du véhicule). Des mesures de vitesse comparatives effectuées par la police de Bruxelles en 2011 et 2012 montrent que la vitesse imposée de 50 km/h est en moyenne respectée avenue du Port (pavée), et pas du tout allée Verte (asphaltée).

Ainsi, les pavés réduisant la vitesse des véhicules, les accidents sont moins graves : le piéton a encore une chance de survivre au choc. Le bruit généré sur pavés prévient en outre malentendants et distraits de l’arrivée d’un véhicule silencieux (hybride ou électrique).

La vitesse réduite des autos permet en outre les manœuvres lentes des camions.

Parking des camions : le nouveau projet supprimerait complètement les possibilités de stationnement des camions de part et d’autre de l’avenue. Curieux, pour une avenue industrielle desservant les entrepôts.

Pistes cyclables : actuellement, un trottoir cyclable large de 2m50 dessert l’avenue, de chaque côté. Il faut cependant revoir les traversées, et tracer le dernier tronçon, à hauteur et face à la KBC.

• La non segmentation de l’espace public, sa multifonctionnalité (bandes de circulation non matérialisées), rend l’automobiliste prudent : dans l’incertitude, il n’est pas le maître absolu de sa bande de circulation.

L’Action Patrimoine, Pavés, Platanes regroupe entre-autres :Inter-Environnement Bruxelles, l’A.R.A.U., BruxellesFabriques, le Comité de quartier Laeken Marie-Christine / Reine / Stéphanie…)

En savoir plus sur www.avenueduport.be
Contact : Patrick WOUTERS +32 471 79 56 38

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© crédits photographiques : Guido Vanderhulst

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